Les traitements de la souffrance, l’acharnement thérapeutique, l’euthanasie : où se situe la liberté du soignant, du soigné et de son entourage face à ces concepts ?

 

… L’observation du droit à la liberté nous conduit à proposer une loi, car le droit est complément du devoir dans une société organisée, et le devoir s’annonce dans une loi collective. Sans loi, pas de changement par rapport à la situation actuelle, qui est confuse. En outre, cette loi, sans contrecarrer le pouvoir médical, aurait l’avantage d’instituer la priorité au choix de l’individu, soulageant ainsi les médecins d’un choix difficile à faire.

Projet de loi : Chaque individu reçoit à sa majorité une carte magnétique codée, carte reliée à une banque centrale. Sur cette carte, il définit lui-même la pratique médicale à exercer sur lui, lorsque ayant perdu conscience, les médecins unanimes jugent son état irréversible. Tant que le malade est conscient, il décide lui-même le mode de traitement dont il veut bénéficier. S’il décide de faire pratiquer sur son corps, dont il est l’unique propriétaire, l’euthanasie active, il doit avoir la possibilité de le faire soit par lui-même, soit par un aide volontaire sous l’assistance d’un médecin volontaire. L’utilité de la carte codée devient caduque si le malade est conscient, mais permet de respecter la volonté de ce malade lorsqu’il perd conscience, comme c’est le cas lors des accidents brutaux. Seuls un ou plusieurs médecins seraient habilités à définir conscience ou inconscience, en s’appuyant sur des faits rationnels …