Pythagore et les cinq voyages

 

… C’est à PYTHAGORE que nous devons le terme de philosophos pour désigner l’homme qui se met en quête d’une sagesse purement humaine. C’est encore à lui que nous devons l’idéal de cette connaissance démonstrative, dégagée de toute croyance religieuse ou mystique, que l’Occident nomme Science.

PLATON et ARISTOTE se sont largement inspirés de la pensée pythagoricienne. La légende veut que PLATON ait dépensé une fortune pour acquérir des écrits jusque là préservés de toute divulgation, pour assimiler et dépasser l’œuvre du Maître.

La critique moderne établit que les écrits pythagoriciens, qui nous sont parvenus, ont été écrits à l’époque chrétienne, soit un demi millénaire plus tard, dans un courant d’idées que l’on nomme néopythagoricien ou néoplatonicien.

La géométrie de PYTHAGORE et son théorème viennent probablement de l’EGYPTE, terre par excellence de l’arpentage, où il faut, après chaque crue du NIL, redessiner les parcelles de terre. La géométrie est alors d’une utilité immédiate et quotidienne.

A BABYLONE, notre homme apprend l’astrologie. Il fut ainsi le premier à parler de la sphéricité de la terre. Il apprend aussi les mathématiques, l’usage des fractions, le système sexagésimal, que nous utilisons encore pour les angles en géométrie et pour l’heure, en plus du système décimal grec. Il manie aussi diverses monnaies …